Hello 🙂

Ce weekend c’était le Cross du Figaro. Cette course est organisée par le journal Le Figaro et existe depuis 1961. Après une disparition entre 2000 et 2012, le Cross du Figaro a fait son grand retour en 2013.

 

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Cette course est un peu particulière car elle se déroule sur deux jours et laisse le choix aux participants de s’inscrire sur un 5km, 10km, 15km ou 20km. Il y a différents départs tout au long du weekend. J’ai choisi de partir à 9h30 ce dimanche pour un 5km.

Une partie du prix de l’inscription est reversée au Téléthon. #Jecourspourletéléthon2016 

Après La Parisienne et Odyssea, j’ai ressenti le besoin de revenir aux sources et de courir sur un 5km pour réaliser un RP (Record Personnel). Quand je me suis inscrite à cette course, l’été touchait à sa fin et je courais beaucoup pour m’entrainer sur La Parisienne. Mais malheureusement avec le froid, Odyssea a été ma dernière course. J’ai seulement fait deux sorties entre Odyssea et le Cross du Figaro.

La course se déroulait dans le Parc de St Cloud. Ce parc est très grand et présente beaucoup de dénivelés.

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J’ai récupéré mon dossard la veille et là quelle surprise ! Le village de la course et le départ se trouvent tout en haut du parc. J’ai l’impression de faire une randonnée pour aller chercher mon dossard. Imaginez la scène, c’est samedi après-midi, je suis donc en jean et en talon, et je grimpe cette colline pour récupérer mon dossard. Ca commence bien !

La course

Je vais être honnête et sans chichi. Je vous préviens cet article ne va pas être glamour du tout ! 

Dimanche matin. Je me réveille à 8h pour un départ de la maison à 8h30. J’arrive (en transport en commun cette fois, faut pas abuser non plus) en bas du parc de St Cloud aux alentours de 8h40. Allez prête pour la montée ! Me voici dans le village de la course à 9h00. Il fait super froid, j’en tremble.img_46872

Je fais un petit tour dans le Village, on est très peu de participants sur le départ de 9h30. 500 personnes environ. Et là je regrette. Je me dis que tous les participants sont des élites, que cette course n’est pas pour moi, que ce n’est pas mon niveau. Voilà l’ambiance.
Aux alentours de 09h15, c’est l’échauffement général. C’est bien ça réchauffe.

Puis 09h30, c’est le départ !

1er km :

L’ambiance est très différente d’Odyssea. Ce n’est pas bon enfant du tout ! On me double et c’est la compétition dès les premières minutes. Pas de soucis, j’ai demandé à Naïm d’être mon lièvre pour terminer la course en 30 minutes, soit 7 minutes au km. Et pendant ces premiers mètres je me surestime. Et là c’est la catastrophe, je découvre le parcours. La définition du mot CROSS prend tout son sens : forêt, boue et dénivelés. C’est tout ce que j’aime (ironie), je suis servie. Pendant la première montée, je fais des petites foulées, je ralentis un peu. Je me fais doubler par les élites et je me retrouve dans un groupe de personnes de mon niveau ça va mieux.

2ème km :

Le 2ème km débute sur une petite descente, j’accélère pour gagner du temps. Mais le parcours se résume à de grandes allées en faux plat. Toute cette distance droite me décourage. Une nouvelle montée et de nouveau un faux plat. Je ralentis encore. Je me démotive et je comprends que je me suis complètement surestimée sur cette course. Naïm me tire mais cela devient de plus en plus dur de le suivre. Il fait très froid et je n’ai pas l’habitude de courir avec cette température. Mon corps me le fait sentir. Tout mon diaphragme est gelé, ça me brûle quand je respire. Et je commence à baver (instant glamour) tel Alain Juppé pendant le dernier débat. Je crache. Je sais que c’est normal mais c’est la première fois que ça m’arrive. Un point de côté commence à se faire sentir. J’aperçois un homme devant moi, je le double et je me mets virtuellement en compétition avec lui.

3ème km :

Naïm me gronde et me dit d’aller plus vite. Je m’énerve, je lui dis que j’ai un point de côté. Nous sommes toujours dans une montée et c’est dur. Je cours toujours, mes foulées sont toute petites. J’ai l’impression de trainer des pieds. Je monte donc mes talons plus hauts, j’avance beaucoup mieux. Mon point de côté lui est toujours là. Et je continue de voir ses grandes allées droites, ça me décourage. Je me démotive. Le mental n’est pas là. Je n’arrête pas de me dire que je me suis surestimée sur cette course. Je finis par dire à Naïm, que mon objectif a changé, je ne veux plus faire 30 minutes, je veux finir la course simplement. Et là pour la première fois pendant une course officielle, je marche… Ces montées sont vraiment durs. Je n’en peux plus. Et voilà pas que l’homme du second km me double en marchant aussi. No way ! J’accélère le pas et arrivé à sa hauteur je me remets à courir.

4ème km – 5ème km :

Enfin le 4ème km ! Le 4ème km n’est composée que de descente ! Ouf ! J’expire longtemps pour faire partir mon point de côté. Et j’accélère, il faut que je rattrape tout mon retard. Je rejoins un groupe de filles. Je les suis, puis je finis par les doubler. La descente est agréable mais je ne veux pas en profiter. J’accélère encore plus, je passe sous la barre des 6minutes au km. Je double toutes les personnes devant moi. J’agrandis mes foulées. J’en profite encore pour doubler une dernière fille dans le SAS avant l’arrivée. Je passe la ligne d’arrivée, mon nom s’affiche Floriane 38 minutes et 21 secondes. J’ai ma médaille 🙂

Conclusion : 

Je regrette de ne pas avoir prise conscience plus tôt, du dénivelé du parcours. Toutes ces montées ça m’a vraiment déstabilisée. Le froid aussi, j’ai encore très mal à ma gorge. Mon objectif était de courir en 7 minutes au km, j’ai couru en 7,32 minutes au km. Ce n’est pas une catastrophe. Finalement après réflexions, je ne suis pas trop déçue, ça n’a pas été une catastrophe.

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Je ne conseille vraiment pas cette course aux débutants et aux personnes non entraînées sur des parcours comme ça. C’est dangereux, ça peut vous démotiver pour le reste de votre vie ! En tout cas, ça m’a fait une nouvelle médaille dans ma collection et un nouveau tee-shirt 🙂

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Je ne sais pas si je ferai une nouvelle course avant la fin 2016. En tout cas j’ai plein de nouveaux objectifs en tête pour 2017 !

Merci à Naïm de m’avoir portée et de m’avoir supporté pendant que je râlais dans les montées…

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